Table

Eucharistie

Sacrements et Bénédiction

 

BENEDICTIONS

 

La bénédiction est un don qui touche à la vie et à son mystère, et c’est un don exprimé par la parole et par son mystère. La bénédiction est parole autant que don, diction autant que  bien (bene-dictio en latin)  parce que le bien qu’elle apporte n’est pas un objet précis, un don défini, parce qu’il n’est pas de la zone de l’avoir mais de celle de l’être, parce qu’il ne relève pas de l’action de l’homme mais de la création de Dieu. Bénir, c’est dire le don créateur et vivifiant, soit avant qu’il se produise, sous la forme d’une prière, soit après coup, sous la forme de l’action de grâce. Mais, tandis que la prière de bénédiction affirme à l’avance la générosité divine, l’action de grâce l’a vu se révéler. (vocabulaire de théologie biblique)

 

A la suite des croyants de la Bible, les chrétiens sont invités à rendre grâce en toutes choses et à bénir Dieu en toute occasion. S’il n’est pas question de ritualiser chaque geste de la journée, il convient de regarder toute réalité et toute personne avec les yeux de la foi. Dans ce but, un certains nombres de bénédictions quotidiennes diront de manière explicite le rapport de toutes choses à Dieu :

 

La bénédiction de la table

 

Dans le monde juif, tout repas et surtout le repas de fête, spécialement celui de la Pâque, était l’occasion de « bénir Dieu » : dès le début avait lieu la bénédiction de la coupe et celle du pain que rompait le père de la famille ; à la fin du repas, une triple bénédiction plus développée était formulée.

En voici les premiers mots :

 

« Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, roi de l’univers, qui nourris le monde dans ta bonté… Nous te rendons grâce,

Seigneur notre Dieu, pour ce pays désirable, bon et vaste, qu’il t’a plu de donner à nos pères et pour l’alliance…

Aie pitié, Seigneur notre Dieu, de ton peuple Israël, de ta cité Jérusalem… »

 

La première bénédiction concerne la nourriture reçue et le don de la vie : elle est louange au Dieu créateur. La deuxième est pour le don de la Terre promise : elle rend grâce pour l’histoire du salut. La troisième évolue vers la supplication : elle demande la venue du Messie et du Règne de Dieu. La Prière eucharistique chrétienne héritera de ce schéma de prière.

 

Les chrétiens ont également entouré leur repas de la prière à Dieu ; progressivement, celle-ci est devenue une demande de bénédiction pour la nourriture qui allait être prise. Il est important aujourd’hui de retrouver le sens premier de la reconnaissance qui monte vers Dieu, l’auteur de tout bien. L’esprit de ces prières est à chercher dans les formules de la présentation des dons à l’eucharistie :

 

« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra pour nous le pain de la vie… »

 

Dieu est nommé d’abord, comme le « béni » ; ensuite est mentionné la nourriture reçue comme signe de la bénédiction de Dieu à laquelle l’homme est associé par son travail.

 

On trouve dans le Livre des Bénédictions divers formulaires pour

 

- Les bénédictions des personnes

- Les bénédictions de l’activité humaine

- Les bénédictions des animaux

- Les bénédictions d’objets pour le culte

- Les bénédictions d’objets de dévotion

- Les bénédictions diverses.

 

Cf . J.Gelineau : Dans vos assemblés  Volume 2 pages 543-552